Vendredi 15 novembre 2013 5 15 /11 /Nov /2013 17:51

- Et j'ai cessé de parler, d'écire, de chanter, de rire, pendant quelques temps. Ne me suis-je pas murée dans ce silence, par pur égoïsme? Juste pour me protéger de l'agressivité du monde qui m'entoure, ce monde que je ne comprends pas vraiment, et qui d'ailleurs n'est pas le mien? Sûrement. Il est 19h54, et nous sommes le 30 novembre 2013. Je suis actuellement en train de me "bousiller" les oreilles en écoutant du rap, trop fort, je trouve ça délicieux ; bien appréciable car ça me permet de ne pas entendre les perpétuels murmures qui résonnent en moi.
Et quand même la musique ne suffit plus, je pense à toi. Toi qui désormais, hantes la plupart de mes rêves et sillonnes ces nuages trop blancs pour être honnêtes. Mes souvenirs, je les ai refoulés, cachés, déguisés, enfouis bien loin en moi pour ne plus souffrir en (ré)entendant un rire, un compliment laché dans l'air, qui à cette période là, était pesant, lourd, voire même étouffant. Trop de choses se bousculent dans ma tête, trop de sentiments antagonistes, trop d'questions, trop peu de réponses, trop d'maux, trop peu de mots. Mon coeur se serre, le soulagement n'est qu'éphémère ; autour de moi tourne l'univers, l'bonheur n'est qu'éphémère.
Et ma plume s'assèche chaque fois un peu plus, mais quand il s'agit de toi, d'elle, de lui, d'ailes jamais. 
C'est sur ces quelques tâches d'encre que se termine ce texte, le premier depuis bien longtemps ; maintenant. 

¤ MiNσ.


 light7.jpg

Par ¤ MiNσ. - Publié dans : Au quotidien
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 21 août 2013 3 21 /08 /Août /2013 01:11

- Après tout, j'ai posé mes pieds sur chacun des continents. J'ai pu ressentir, même si c'était parfois seulement pour quelques heures, ce plaisir de découvrir et de pouvoir admirer de mystérieuses terres inconnues. Je me suis toujours dis qu'un jour, je ferai le tour du monde... mais n'était-ce pas chose faite? Après tout, ma soif de découverte n'a toujours pas été assouvie. Dans mes rêves d'enfant, j'explorais et capturais chacun des pays existants sur notre jolie planète. J'ai toujours été attirée par les voyages, et ai toujours eu ce besoin de m'évader après une longue journée. Moi qui suis photographe dans mes heures perdues, j'aurais adoré, et aimerai encore prendre en photo chacun des monuments présents dans chacun des pays, chacune des rues parcourant chacune des villes du monde entier. J'aime me perdre dans certains de ces clichés touristiques et m'imaginer sillonnant ces paysages aux couleurs souvent incroyables.. et malheureusement retouchées. 
Il y a maintenant un mois, au milieu de ces vacances d'été, j'ai replongé dans mes livres. J'avais pourtant arrêté 
de lire depuis, hm, un an oserais-je dire? J'ai été, encore une fois, agréablement surprise par la sensation que me procuraient ces ouvrages. Mon esprit divaguait et, en me mettant totalement dans la peau du/des personnage(s), en vivant son histoire, j'en oubliais la mienne. Le temps d'un livre, je n'étais plus moi. J'étais bien prisonnière de ces pages noircies, prisonnière de l'histoire qu'elles me murmuraient, mais une captive bel et bien libre ; libre de pouvoir imaginer que ce récit était mien. Grâce à ces mots, je pouvais m'évader de ce monde qui, de plus en plus, me dégoûte. Trop d'injustices.

Pourquoi est-ce que j'ai toujours eu besoin de mon "ailleurs" ? Celui que, au fur et à mesure des années, je me créer? Sans pouvoir m'enfuir du monde dans lequel j'évolue, je ne pense pas aller très loin. Seulement voilà, comme tout rêveur, j'ai bien peur d'un jour de me perdre dans ce monde irréel. Les rêves sont cruels. Ils me crient de venir les rejoindre, de les imaginer jusqu'à ne plus pouvoir penser à autre chose qu'eux. Réaliser ses douces illusions, est-ce vraiment possible? Seul l'avenir me le dira, s'il se décide enfin d'enlever son masque et de me laisser lire sur ses traits. En attendant, je voyage intérieurement, je lis, et rêve d'illusions qui, un jour peut-être, deviendront réalité.

¤ MiNσ.


LOST5-copie-3.jpg
"Il suffit de mettre nos doutes et nos errements entre parenthèses assez longtemps
pour que le miracle se produise et que cette réalité devienne la nôtre"

Par ¤ MiNσ. - Publié dans : Dans mon monde
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 22 juillet 2013 1 22 /07 /Juil /2013 23:39

- Allongée sur l'herbe fine et fraîchement coupée, elle contemplait le ciel étoilé d'un regard songeur. La chaleur était écrasante. Les arbres étaient immobiles et pas un souffle de vent n'osait se glisser entre ces feuilles verdoyantes. Des millions d'étoiles se reflétaient dans ses yeux comme si, par magie, des éclats d'astres étaient venu se poser sur ses iris verts. De sa main droite, et d'un geste délicat, elle caressait la pelouse. Une atmosphère apaisante s'était installée dans le ravissant jardin et pourtant, dans l'esprit de l'adolescente bouillonnaient de nombreuses questions. Elle savait que c'était ces dernières qui l'empêchaient bien souvent de rejoindre Morphée qui pourtant, l'attendait les bras ouverts. Elle se sentait sereine, même si son coeur s'était mis à battre plus rapidement. Elle adorait étudier la nature de ses sentiments, selon la situation dans laquelle elle se trouvait. Quoi de plus passionnant pour elle que de provoquer sa dose vitale d'inattendu chaque jour? Les émotions sont imprévisibles, et c'est ce qui la pousse à analyser chacune d'elles. Depuis quelques temps déjà, elle ne supportait plus la monotonie de la routine. Elle se sentait très vite ennuyée, oppressée, quand les mêmes choses se répétaient quotidiennement. La jeune fille, face à l'immensité de l'univers qu'elle observait ce soir, se sentit soudainement bien vulnérable. Elle se mit alors à penser que l'impression de vulnérabilité, bien qu'elle puisse en faire fuir plus d'un et être considérée comme une faiblesse, était en réalité, une bien belle force. Elle avait raison. Sa manière de voir les choses lui dictait que la plus grande force de l'Homme était qu'il reconnaisse ses plus grandes faiblesses. Elle sut donc, qu'à ce moment précis, elle était forte, forte comme jamais. Elle inspira longuement, avant d'expirer profondément. Son regard parcouru une dernière fois le ciel, jonché d'étincelles et, en prenant appui sur ses bras, se releva vivement. Une chouette hulula et un frisson parcouru l'échine de l'adolescente. Elle rentra et se glissa doucement dans sa chambre, alluma sa lampe de chevet, s'installa sur le rebord de sa fenêtre et sortit à nouveau ce petit carnet aux pages abîmées. Son moment passé dehors lui avait offert l'inspiration, qui, depuis quelques temps se faisait rare. Le bruit de sa plume sur le papier osa briser le silence régnant sur la pièce qui se faisait, selon elle, pesant. Elle noircit, en quelques heures, quatre petites pages lignées. Son écriture, penchée, ressemblait étrangement à celle d'un gamin apprenant à manier un stylo ; et c'est bien cela qui donnait du charme à son art. Son âme d'artiste était aujourd'hui bien présente dans ses "maux" et entre ses lignes ce soir là, nous pouvions constater qu'elle avait bel et bien écrit avec son coeur.

¤ MiNσ.


TEXT5.jpg 

Par ¤ MiNσ. - Publié dans : Dans mon monde
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 21 juillet 2013 7 21 /07 /Juil /2013 01:36

- Elle était assise sur un banc, dans une rue un peu trop passante à son goût. Malgré ce brouhaha oppressant, et malgré ce que l'on pourrait croire, elle se sentait sereine car un vif sentiment de solitude s'était installé en elle. L'adolescente était assise en tailleur, et fixait un point qu'aucun des passants n'avaient daigné regarder, sans doute trop pressés pour y accorder une pointe d'attention. Elle était ici depuis maintenant quelques heures mais rien ne semblait la tirer de ses pensées, que ce soit les pleurs d'un enfant ou encore les regards noirs que se lançaient les piétons entre eux ; et il faut avouer que ces coups d'oeil sont bien plus "bruyants" que des larmes roulant sur des joues rosies par la chaleur estivale. Elle sortit alors de son sac, un stylo usé par le temps et un petit carnet violet, à la couverture abîmée. Elle le feuilleta brièvement, tournant rapidement ces nombreuses pages noircies et cornées, pour finalement poser sa plume sur une page encore bien blanche. Elle écrivit longtemps, sans jamais, ou presque, s'arrêter. Sa main dansait sur le papier. Quand sa soudaine inspiration s'envola, elle signa son texte, referma son carnet et le rangea à nouveau dans son sac. La jeune fille soupira, longuement, et se remit à rêver en observant les rares nuages jonchant ce ciel d'un bleu, aujourd'hui, surprenant. 
Soudainement, la béatitude qui l'emplissait s'enfuit, et les traits du visage de l'adolescente se firent plus durs. Dans ses yeux d'un vert émeraude se lisait une certaine crainte, voire même de la panique. Son souffle se fit court, et comme depuis le début de la journée, aucun des passants ne s'arrêta pour lui apporter un minimum d'aide. Elle se leva, chancelante, et se fit au passage bousculer par un homme au visage rongé par le stress et la fatigue. Elle manqua de tomber mais se rattrapa tant bien que mal à l'accoudoir du banc qu'elle venait de quitter. C'est à partir de ce moment que commença la lutte avec cette partie d'elle, qu'elle se tenait de refouler jusqu'à ce qu'elle franchisse le seuil de l'entrée de sa maison, qu'elle monte les escaliers, qu'elle ouvre la porte de sa chambre, qu'elle la referme, et qu'enfin, elle s'allonge sur son lit. Elle marcha pendant exactement quinze minutes et quarante-sept secondes. Elle franchit, toujours le souffle court et les jambes tremblantes, le seuil de l'entrée de sa maison, elle monta les escaliers, ouvrit la porte de sa chambre, la referma, et enfin, s'allongea sur son lit. Au bout de quelques minutes, les dernières marquant la fin de son combat, sa respiration devint à nouveau lente, et ses sanglots se firent plus espacés. Elle se mit à regarder par la fenêtre, contemplant à nouveau les nuages, tentant en vain de neutraliser cette sensation de vide qui la hantait et se faisait d'autant plus violente lorsque, dans ce petit corps (hyper) sensible, se mettait à bouillir un million de questions plus ou moins importantes.

¤ MiNσ.


fantasy3.jpg 

Par ¤ MiNσ. - Publié dans : Dans mon monde
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 16 juillet 2013 2 16 /07 /Juil /2013 01:06

- Mais elle s'efface petit à petit, et bientôt qui sait, elle disparaîtra. Petite princesse prisonnière de cette cage dorée, petite fille cryptique dont beaucoup ignorent l'existance. Quelques fois, observant le monde à travers ces barreaux qui malheureusement l'entourent, elle tente de comprendre pourquoi elle ne goûte pas aux merveilles de la vie comme tout les autres. La question qu'elle se pose le plus souvent, rêveuse, c'est bien pourquoi elle s'en pose autant. Toutes ces choses derrière ces barreaux l'intriguent, toutes ces sensations, tout ces sentiments. Fixant le plafond de sa jolie prison, elle tente de guérir afin d'affronter ; d'affronter ces émotions, ces ressentis qu'elle considère comme de bien grands dangers. Et dans toutes ces réflexions, elle se perd et le questionnement reprend le dessus. Pourquoi elle est soudainement devenue incapable de comprendre ce qu'ils appellent la "normalité" - Pourquoi elle n'a jamais vraiment chercher la "simplicité" - Pourquoi elle a toujours été attirée par la "complexité" - Pourquoi tant de pour quoi. Plus le temps passe et plus elle cherche à se défaire de ces liens qui la retiennent enfermée ici, dans cet endroit bien trop étroit pour une âme de cette envergure. S'est inscrit sur sa feuille ce soir: "La verité te libérera" mais à sans cesse vouloir prouver la véracité de tout ce qui l'entoure, amour, peur, jalousie, haine (etc) trouvera-t-elle réellement le chemin la menant à la Liberté? Elle a déjà réussi, quelques fois, à dévérouiller ce cadenas la retenant dans cette prison dorée.
Elle s'en rappelle comme si c'était hier. Elle s'était mise à danser sur cette feuille immaculée, laissant sur son passage des tâches d'encre formant au fur et à mesure, un paragraphe, puis deux. Ses fines mains devenaient le temps d'un texte, la plume d'un stylo peu ordinaire, un stylo dont l'encre provenait tout droit de son âme. Son esprit explosait en un million de mots ; tous s'étalant pas à pas sur la surface de sa feuille. Cette frénésie l'exténuait tout en la faisant vivre, laissant transparaître ses peines, ses doutes, ses faiblesses, ses douleurs, ses incertitudes, ses plaintes, ses failles. Elle s'était mise à tourner sur elle-même et autour d'elle se mit à brûler le feu de l'inspiration. Il brûlait si fort, si intensément qu'elle finit par devenir cendre.
Elle réapparue au centre de cette fameuse cage, et elle y demeurera prisonnière jusqu'à ce qu'elle ose encore se faire violence pour en sortir. Mais elle s'efface petit à petit, et bientôt qui sait, elle disparaîtra.

¤ Nσ(body).


ancre.jpg 

Par ¤ MiNσ. - Publié dans : Dans mon monde
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Think about it!

Nous comparons souvent le passé à l'eau qui coule sous les ponts, à un courant qui emporte nos erreurs de jeunesse, nos amours perdu, les dépendances dans lesquels nous avons sombrées, les occasions que nous avons gâcher. Mais tôt où tard, les erreurs que nous avons faites, les pêchés que nous avons comis, viennent se rappeler à notre souvenir.
Oui, nos erreurs passées ont tendance à revenir s'échouer dans nos vie, et le jour où ça arrive, nous devons payer l'addition.

Desperate Housewives (Saison 4)

 

-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.


On m'a dit qu'il n'était jamais trop tard pour continuer à croire en soi-même. A croire en ses rêves et en son avenir. N'dis pas qu'tu pourras pas finir. Avance, continue même si parfois t'en peux plus. 

Catégories

Syndication

  • Flux RSS des articles
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés