*Madness.

Publié le par the-pursuit-of-hapiness.over-blog.com

- Après avoir marché pendant des heures, je me suis assise là, par terre, au milieu de nul part, au milieu des décombres. J'ignorais où j'étais, encore moins ce que je ressentais. Je m'abandonnais juste à cette intense douleur qui m'emplissait. C'était agréablement épouvantable, je ne luttais même plus. J'ai fermé les yeux, et oublié le brouhaha qui régnait autour de moi. Je l'ai vu, j'ai entendu sa voix. J'aurais voulu l'arrêter, le retenir mais à peine avais-je chassé ce mirage qu'il avait disparu. Il était parti, emportant avec lui mon sourire et mon petit bout de bonheur. Cet ange s'était enfui, sans rien me dire. Comment allais-je faire à présent ? Je l'ignorais aussi. 
La pluie, froide, perlait délicatement sur mon visage. J'ai redressé la tête, levé les bras au ciel, comme pour implorer le Seigneur. Je voulais qu'il me guide et qu'il éclaire mon sentier bien trop obscur. Mais au bout de quelques temps, je me suis rendu compte que j'étais bel et bien seule face à cet obstacle se dressant devant moi. J'ai donc plaqué mes mains sur mes oreilles, et hurlé. Hurlé au monde ma gêne, ma peine, ma souffrance, ma détresse. Que pouvais-je faire d'autre de toutes façons ? Tout se terminait là où tout avait commencé sauf que la joie emplissant mon coeur et le sien s'était envolée, loin, très loin. J'étais effrayée, terrifiée, horrifiée par tout ce qui arrivait. Je tremblais et ne respirais presque plus. En me roulant en boule, j'ai susurré quelques mots, en espérant qu'il pourrait les entendre: "Regardes dans quel état je suis, à quoi je ressemble depuis que tu n'es plus là. Envoies moi un signe, dis moi quelque chose mais je t'en prie, ne me laisses pas seule. Je sens déjà la folie me rattraper. Comment rester de marbre face à cette situation ? Ces questions tourbillonnent dans ma tête et sont sûrement la cause de ces murmures résonnant au fond de moi. Je ne sais plus où je suis, qui je suis. Je suis perdu, désorientée, déboussolée. 
Reviens moi, je perds la tête."

¤ MiNσ. 


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Et puis, alors que ces mots résonnaient encore en moi, plus rien. Le vide. Seul le bourdonnement dans mes oreilles perpétuait. J'étais folle. Folle à lier.

 

Publié dans Dakar

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